France – brisé et en colère, il veut des réponses après la mort à l’hôpital de sa femme enceinte

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Gasch Nzoungou est brisé et en colère et veut des réponses depuis le décès de son épouse Lordia Bite Seholo, samedi dans un hopital de Jossigny. alors qu’elle était hospitalisée pour de l’hypertension.

 Gasch Nzoungou est en colère et veut des réponses depuis le décès de son épouse Lordia Bite Seholo, samedi dans un hopital de Jossigny. alors qu'elle était hospitalisée pour de l’hypertension.
 Les yeux dans les airs, portant les marques du chagrin et de ses dernières nuits cauchemardesques, Gasch Nzoungou, 36 ans, est le compagnon de la femme enceinte décédée dans la nuit du 10 au 11 janvier, alors qu'elle était hospitalisée dans un Hôpital à Jossigny (Seine-et-Marne).
  
 Lordia Bite-Seholo, 36 ans, attendait une petite fille pour le 21 mars. Elle était enceinte de 7 mois. Il s'agissait du premier enfant du couple qui s'est rencontré en 2015 à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Là où le fils aîné de Lordia, 17 ans, issu d'une première relation, vit toujours avec sa grand-mère maternelle.
  
 Elle est morte d'éclampsie
  
 Samedi dernier, vers 7 h 30, le corps sans vie de Lordia a été découvert au pied de son lit d'hôpital par le personnel infirmier. L'enfant qu'elle attendait n'a pas survécu. Selon les résultats de l'autopsie, elle est décédée d'une éclampsie, affection grave survenant en fin de grossesse, qui se traduit par des convulsions dues notamment à l'hypertension artérielle.
  
 «Cela fait partie des pathologies à risque pendant la grossesse et ça peut très mal se terminer», explique Dominique Laurens, procureur à Meaux. Elle a été hospitalisée, donc c'est bien qu'il y ait eu un problème avec vendredi. L'enquête pour la recherche des causes de la mort sera longue, il y a des questions médicales à clarifier et elle nécessite encore une expertise dont des examens toxicologiques et anatomopathologiques. Le dossier médical déterminera également si tout a été observé. " 
 rajoute-t-elle. 
  
 Gasch n'a pas encore déposé de plainte contre l'hopital, mais il compte le faire dans les prochains jours auprès du commissariat de Lagny-sur-Marne, chargé de l'enquête.
  
 Contactée ce jeudi, la direction du (GHEF) Grand Hôpital de l'Est Francilien - Site de Meaux,  n'a pas répondu à nos nouvelles demandes.
 Lordia avait 36 ​​ans et attendait une petite fille pour le 21 mars.
 «C'était le jour de gloire qui arrivait»
  
 Depuis la tragédie, Gasch a quitté l’appartement qu’il occupait avec sa partenaire, rue de l’Industrie à Savigny-le-Temple. et dort désormais chez ses parents, qui vivent à Roissy-en-Brie depuis plusieurs années.
  
  «Je suis brisé, je n'ai ni appétit ni sommeil. Elle était tout pour moi et elle est partie avec le bébé. J'ai perdu deux êtres chers qui ne devaient pas mourir », dit-il, digne, tandis que son téléphone continue de sonner.
  
  Ses parents et sa sœur sont à ses côtés dans l'épreuve. "Ils nous ont mis dans le pétrin, je n'y croyais pas quand mon fils m'a appris. Nous voulons savoir ce qui s'est passé », souffle le père de Gasch.   
  
   
 
DR Gasch et Lordia étaient en couple depuis 2015. Ils sont arrivés en France en 2017. DR Vendredi dernier, le couple s'est rendu à l'hôpital pour honorer un rendez-vous banal de suivi de grossesse. «Nous attendons ce moment depuis deux mois. C'était le jour de gloire qui venait. Nous allions savoir quoi planifier avant la naissance du bébé, se souvient-il. Lors des premiers examens, le bébé allait bien, ma femme aussi, même si sa tension artérielle était un peu élevée. Mais on ne m'a pas dit à quel niveau. "
 
 Après un test sanguin, Lordia montre des signes de fatigue. Sa tension artérielle reste élevée. Les médecins décident de la garder sous observation. «Je l'ai accompagnée dans sa chambre et je l'ai quittée vers 18 heures. Le lendemain, j'ai dû lui apporter une brosse à dents et des vêtements », ajoute Gasch. Avant de partir, il prend une photo de son partenaire. Loin d'imaginer que c'est la dernière fois qu'il lui parle. Jossigny, vendredi 10 janvier. Avant de partir pour la nuit, Gasch a pris une photo de son partenaire. C’est la dernière fois qu’il la voit vivante. DR Jossigny, vendredi 10 janvier. Avant de partir pour la nuit, Gasch a pris une photo de son partenaire. C’est la dernière fois qu’il la voit vivante. DR «Ma femme ne me regardait plus et le bébé ne bougeait plus. Je parlais à deux morts… » «J'étais dans le bus en route vers l'hôpital quand j'ai été appelé vers 8 heures du matin samedi. On m'a demandé si je conduisais. J'ai dit non. Ensuite, on m'a dit que ma femme était décédée.
 
 J'ai raccroché, je n'y croyais pas. Je voulais descendre du bus et courir vers lui », se souvient Gasch. Il arrive un peu avant 9 heures à l'hôpital. Il est répété que Lordia est mort. «Elle était en parfaite santé, j'avais confiance et elle est décédée. J'ai demandé le bébé et on m'a dit qu'il n'avait pas survécu », s'étouffe-t-il. En colère, il s'isole avec les restes de son compagnon.
 
«J'ai seulement pleuré et crié. Ma femme ne me regardait plus et le bébé ne bougeait plus. Je parlais à deux morts… » Il veut nous montrer une vidéo datée du 4 janvier. On y voit Lordia tout sourire dansant à ses côtés.
«C'était une femme joyeuse, simple et tendre. Elle était exceptionnelle. Elle aimait cuisiner et jouer au volleyball. C'est également lors d'un match que nous avons rencontré. Nous étions heureux de pouvoir avoir un enfant », conclut Gasch. Une fois le corps rendu à la famille, Lordia sera enterrée en République du Congo.

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